"Une vie meilleure, un avenir meilleur"
Le 25 mai, un an après son lancement, l'UNESCO a célébré le programme en faveur de l'éducation des filles et des femmes. À cette occasion, Francesco Starace, administrateur délégué d'Enel Green Power a présenté le projet
en
cours avec le Barefoot College
Dans le monde, près de 39 millions de filles
en âge d'être scolarisées dans les premières années du secondaire ne sont inscrites ni dans le primaire ni dans le secondaire, tandis que deux tiers des 796 millions d'adultes analphabètes sont des femmes. Seul environ un tiers des pays a atteint la parité
des sexes dans le secondaire.
À Paris, le 25 mai, a été célébré le premier anniversaire du Partenariat mondial de l'UNESCO en faveur de l'éducation des filles et des femmes, "Une vie meilleure, un avenir meilleur". L'évènement a vu aux côtés d'Irina Bokova, directrice générale de l'UNESCO, Michelle Bachelet, directrice exécutive d'ONU Femmes, et les membres du Groupe de haut niveau de l'UNESCO sur l'éducation des filles et des femmes pour leur autonomisation et l'égalité
des genres.
Une table ronde a été organisée afin de mener une réflexion sur les succès obtenus, sur les moyens d'augmenter et de renforcer les partenariats afin
de rendre possible un plus large investissement en faveur de l'éducation des filles
et des femmes, et de susciter, par le biais de l'éducation, une plus grande attention envers l'égalité des genres dans l'agenda international du développement.
Parmi les participants à la table ronde, Francesco Starace, administrateur délégué d'Enel Green Power, a présenté le projet en collaboration avec le Barefoot College,
le collège aux pieds nus. Bunker Roy, président fondateur du Barefoot College,
a participé lui aussi à la table ronde.
Le projet, basé sur la valorisation du rôle des femmes dans leurs communautés, a comme objectif l'électrification des zones rurales dans l'Amérique latine. EGP est le premier partenaire privé du collège indien. Une collaboration qui selon M. Starace, représente « une manière plus efficace d'entrer en contact avec les personnes qui vivent dans les environs de nos centrales. Surtout différente de celle suivie jusqu'à présent, unilatérale, dans laquelle le rôle des communautés était plus passif puisqu'elles recevaient simplement quelque chose de nous. De cette façon nous avons voulu les mettre à l'honneur, avec un projet qui les rendait capables de prendre en main leur avenir. »
Valoriser l'énergie des femmes
La collaboration avec l'organisation fondée par Bunker Roy fait partie du programme Enabling Electricity avec lequel le Groupe Enel s'engage à rendre accessible l'électricité à 2 millions de personnes d'ici 2013.
« Nous sommes convaincus qu'avoir ou ne pas avoir de l'énergie est discriminatif », déclare M. Starace qui poursuit : « Donc rendre l'énergie accessible à tous est fondamental pour améliorer les standards de vie, en particulier les conditions des femmes et des enfants,
et permettre un réel développement économique et social. »
Environ 20 communautés sont impliquées dans cette aventure, sélectionnées au Guatemala, Chili, Pérou, Brésil et en Colombie ; l'objectif est de fournir des installations photovoltaïques à 1000 foyers d'ici fin 2013.
« La méthode inventée par Bunker Roy est très innovatrice puisqu'elle confie à ces villages une petite centrale solaire, acquise symboliquement, en formant en même temps un groupe de grands-mères, auquel sont enseignées les techniques fondamentales pour installer, gérer et exploiter cette petite centrale dans le temps », explique le directeur d'EGP.
Un groupe de 10 grands-mères est déjà en Inde pour devenir des "ingénieurs en énergie solaire Barefoot" ; d'autres partiront en septembre pour la formation.
« Ces femmes comprennent l'opportunité qui leur est fournie. Beaucoup d'elles sont motivées et font preuve de courage en s'embarquant dans cette aventure unique », soutient M. Roy. La plupart de ces grands-mères n'ont jamais dépassé les frontières de leur village. Prendre un avion, aller vivre six mois dans un lieu où on parle une autre langue est un vrai choc. La difficulté majeure réside dans l'éloignement des enfants
et petits-enfants. Un courage récompensé. Lorsqu'elles rentrent chez elles, ce sont des femmes transformées : cette expérience les rend plus fortes, plus sûres d'elles. « Nous avons choisi de former des grands-mères parce que celles-ci ne laisseront jamais leur famille ou leur village », explique le directeur du Barefoot College, conscient que l'éducation est la clé pour changer la société. « L'instruction est fondamentale. Porter l'énergie électrique dans les villages c'est pouvoir développer des écoles du soir, pour les enfants ou les adultes qui doivent travailler dans les champs pendant la journée. » Le projet permet l'autonomie énergétique des villages en donnant à ces grands-mères plus de confiance dans leurs capacités et en les faisant devenir un modèle pour les autres femmes : une vraie révolution pour ces communautés.



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