Mobilité électrique : un défi européen
Technologie, standardisation et collaboration sont les éléments incontournables pour le succès de la mobilité électrique. L'engagement du gouvernement français, de l'EU et le leadership d'Enel pour élaborer le chemin vers la voiture du futur.
Le développement technologique, la standardisation de règles et modèles, et la collaboration entre les acteurs du secteur sont les points clé de l'avenir de la voiture électrique. L'engagement des entreprises, des constructeurs automobiles, des institutions et des sociétés de transports a permis la réalisation des projets de mobilité électrique dans beaucoup de pays et, parfois, les premiers véhicules sont déjà sur la route.
Sécurité de la filière
Le déploiement du véhicule électrique et hybride rechargeable est une opportunité économique et environnementale pour la France. Outre ses avantages en termes d'empreinte écologique, le véhicule décarboné représente un marché évalué entre 20 et 50 milliards d'euros par an à partir de 2020 en Europe (dont 7,5 en France).
Le plan national pour le développement de cette filière prévoit la mise en circulation de 2 millions de véhicules de ce type d'ici 2020.
En vue du développement pérenne de cette filière à grande échelle sur le territoire français et dans le cadre de sa mission sur la prévention des risques, le ministère du Développement durable a engagé une étude et sélectionné plusieurs propositions de mesures relatives à la sécurité des véhicules électriques. Cette démarche n'est pas propre à la filière "véhicules électriques" mais elle l'est de toute innovation que l'on cherche à développer à grande échelle.
Des règles partagées
« Lorsque nous parlons de véhicule électrique nous devons prendre en compte le fait qu'il existe des règles distinctes le concernant : en tant que véhicule et en tant qu'appareil électrique » a affirmé Iva Gianinoni, du centre d'étude italien Recherche sur le système électrique (Rse), à Rome, à l'occasion du récent Italian smart grids forum 2011, organisé en collaboration avec Enel. « Ces règles divergent selon leur provenance - nationales, européennes ou internationales - et elles doivent être harmonisées. Garantir une réglementation partagée au niveau continental est le défi pour garantir le succès de la mobilité électrique. » Pour comprendre combien ce défi est décisif il suffit d'imaginer un véhicule électrique voyageant d'une ville à une autre ou d'un pays à un autre. Au départ, le long du parcours, et à l'arrivée, le véhicule doit trouver un mode de recharge accessible, avec prises de connexions compatibles et réseaux de transmission électrique adéquats.
Green eMotion
La Commission européenne a déjà entamé en 2009 un projet d'étude pour élaborer des règles et des normes techniques partagés et a lancé, en mars 2011, un projet d'expérimentation du véhicule électrique en Europe, prévu sur 4 ans, nommé Green eMotion. Parmi les 42 partenaires de Green eMotion, des entreprises spécialisées (Alstom, Better Place, Bosch, IBM, SAP et Siemens), des compagnies électriques (Dansk Energi, EDF, Endesa, Enel, ESB, Eurelectric, Iberdrola, RWE et PPC), des constructeurs de voitures électriques (BMW, Daimler, Micro-Vett, Renault et Nissan), des villes (Dublin, Cork, Copenhague, Bornholm, Malmö, Malaga, Rome, Barcelone et Berlin), des instituts universitaires et de recherche (Cartif Cidaut, DTU, ECN, ERSE, Imperial, IREC, LABEIN et TCD) et des instituts technologiques (DTI, FKA et TÜV Nord). L'objectif de cette initiative est d'échanger et de développer les connaissances et les expériences dans des régions sélectionnées d'Europe et de faciliter le déploiement commercial des véhicules électriques en Europe.
Le savoir-faire Enel
Les projets pilote de Green eMotion seront développés en Espagne, Danemark, Irlande, Suède et Italie. Enel est le coordonnateur du comité auquel se réfèrent tous les projets régionaux. Federico Caleno, responsable des projets de mobilité électrique de la division Infrastructures et Réseaux d'Enel, décrit Green eMotion comme « la vitrine de l'Europe pour définir comment nous voulons réaliser la mobilité électrique sur le continent ». L'objectif partagé des participants de l'initiative européenne est « de poser les fondements pour une plate-forme d'accès simplifié, compatible au niveau européen, qui soit la base commune pour le développement de technologies et de solutions standard ». Enel apporte sa contribution grâce à son projet e-Mobility Italy, en cours à Rome, à Milan et à Pise, mais aussi grâce à ses études sur les smart grids, sur les dynamiques de l'offre et de la demande dans un potentiel marché national et européen du véhicule électrique. Avec Green eMotion le savoir-faire, la connaissance et expérience d'Enel, qui va du compteur électronique aux points de recharge, de la gestion de la distribution aux rapports avec les clients, sortent des frontières italiennes pour marquer un nouveau et décisif pas dans le développement de la voiture du futur.



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