La dolce vita en photos
Le cinéma Le Balzac de Paris reçoit l'exposition photographique "La dolce vita
de Carlo Riccardi", du 9 décembre 2011 au 5 février 2012, avec le soutien
d'Enel France.
Un voyage dans le monde de la "dolce vita" grâce aux images de l'époque : c'est ce que propose l'exposition "La dolce vita de Carlo Riccardi" que le cinéma Le Balzac reçoit du 9 décembre 2011 au 5 février 2012, avec le soutien d'Enel France.
À travers près de 35 clichés on peut reconnaître quelques acteurs et actrices célèbres des années 50 et 60, de Claudia Cardinale à Alain Delon, de Brigitte Bardot à Audrey Hepburn, qui défilaient dans les rues de la Ville éternelle et surtout sur la via Veneto.
Carlo Riccardi avait son atelier près de la place Esedra, alors que les Américains étaient encore à Rome. À cette période il a croisé Fellini, qui errait dans ces mêmes lieux et à la place d'Espagne, armé de crayons et papier pour faire des portraits aux libérateurs. Les premières images importantes, celles des stars qui commençaient à peupler l'imaginaire du public au lendemain de la guerre, Riccardi les avait réalisées via Condotti. Ensuite la dolce vita a explosé sur la via Veneto, entre les hôtels de luxe et les tables des cafés où s'asseyaient côte à côte acteurs et intellectuels. Riccardi, pendant ces années, se promène dans les rues de Rome à bord d'une Fiat Topolino et grâce à un cousin indic, barman via Veneto, réussit à arriver toujours à temps pour photographier les protagonistes du moment. Il a été le tout premier paparazzi. Il a débuté avant l'apparition de ce phénomène. Sous le ciel de Rome, dans ses clichés, les stars italiennes et internationales gagnent humanité et caractère. Elles deviennent plus proches des gens parce que l'artiste les plonge dans la vie de tous les jours. Et c'est pour mettre en exergue cette caractéristique poétique du photographe romain que l'exposition se refuse d'être entièrement consacrée à la "dolce vita".
Un documentaliste de l'époque
Dans sa carrière de photographe Riccardi a essayé de montrer la vie sous différents aspects : la rue était son théâtre, scène de la vie d'une Italie unique et devenue mythique. Il a immortalisé aussi des anonymes, les premières femmes au travail : une nouveauté dans l'Italie des années 50. C'est pour cela qu'il est considéré comme un documentaliste de l'époque.
Comme dans la Commedia all'italiana qui par le rire évoquait de façon détournée - mais de manière très approfondie -
les thèmes sociaux, politiques et culturels de l'Italie, l'exposition entend aussi ouvrir une petite fenêtre sur la société italienne des années 50 et 60.
Aux cotés des images des stars italiennes et étrangères, on trouve par exemple des photographies de jeunes filles qui font la queue en face des studios Titanus dans l'attente d'une audition (1954), ou des dames bien habillées qui participent au Xe Concours international d'élégance (1957).



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