Le projet Archimede


Le projet Archimède - élaboré par Enel à partir d'une technologie née des réflexions du prix Nobel de physique Carlo Rubbia - va dans le sens de la réduction des coûts et de l'intégration de l'énergie accumulée dans l'installation thermodynamique solaire.
Des miroirs paraboliques concentrent les rayons du soleil afin de réchauffer un fluide jusqu'à ce qu'il atteigne les températures requises pour transformer l'eau en vapeur surchauffée. La vapeur ainsi produite est utilisée dans une turbine à vapeur traditionnelle reliée à un alternateur qui produit de l'électricité.
 
Cette technologie peut également être intégrée à des centrales thermoélectriques conventionnelles alimentées par des combustibles fossiles. La vapeur produite par l'installation solaire s'ajoute à la vapeur produite par la centrale thermoélectrique ce qui augmente la puissance électrique globale sans toutefois accroître les émissions de CO2.
 
Le projet Archimède d'Enel est un projet stratégique dans le cadre du développement de la technologie CSP basé sur différents aspects particulièrement innovants. L'utilisation de sels fondus comme fluide caloporteur (pour le captage et l'acheminement de la chaleur depuis le champ de miroirs jusqu'à la centrale) permet en effet d'atteindre des températures beaucoup plus élevées que les températures obtenues avec les technologies traditionnelles (qui utilisent de l'huile caloporteuse). Un procédé qui garantit de plus grandes performances de conversion pour la centrale. Les sels fondus sont également utilisés en vue de l'accumulation de la chaleur absorbée durant la journée ; celle-ci peut en effet être utilisée afin de continuer à produire de l'électricité même sans rayonnement solaire c'est-à-dire même de nuit.

Guide pour les consommateurs d'électricité